Témoignage de Pierre

Pierre est actuaire aux Assurances du Crédit Mutuel.
Pierre, actuaire, nous parle de son quotidien aux Assurances du Crédit Mutuel (ACM).

Quel est votre parcours ?

Après une préparation en mathématiques, j’ai intégré l’école Polytechnique puis obtenu un double diplôme avec l’Imperial College à Londres. Ceci m’a amené à travailler sur des problématiques liées au traitement du signal, mêlant informatique, mathématiques et électronique. Après mes études, j’ai rejoint un cabinet de conseil à Paris, où je suis resté trois ans et demi. Là-bas, j’ai choisi de faire du conseil en cyber-sécurité.
Par la suite, je souhaitais m’installer à Strasbourg et, parmi les entreprises auxquelles je pouvais postuler, j’ai choisi le Crédit Mutuel et plus particulièrement les Assurances du Crédit Mutuel.

En quoi consiste votre activité d’actuaire ?

L’actuaire est la personne en charge des calculs de risques au sein d’une compagnie d’assurances. Il existe trois grandes catégories d’actuaires : les uns calculent les tarifs d’assurances, d’autres travaillent sur les provisions techniques, et des actuaires plus spécialisés font des calculs de risques.
Pour ma part, je suis en charge des provisions techniques. Dit autrement, mon rôle consiste à estimer la somme que nous devons indiquer dans nos comptes en fonction des contrats souscrits par nos assurés.

Nous avons une vision transversale de l’entreprise, et c'est intéressant.

Quel est votre rôle au sein de l’actuariat central des Assurances du Crédit Mutuel ?

Notre organisation spécifique fait qu’il y a des équipes d’actuaires au sein de chaque branche de métiers. Par exemple, pour l’assurance des emprunteurs, il y a une équipe en charge de calculer le tarif et l’actuariat central se charge du calcul des provisions.
Mon équipe est ainsi en charge de calculer tous les types de provisions techniques, que ce soit de l’assurance de biens, de l’assurance auto et habitation, ainsi que de l’assurance de personne, de la santé ou de l’assurance-vie.

Quels sont vos interlocuteurs dans l’entreprise ?

Nous avons une vision transversale de l’entreprise, et c’est intéressant. Nous travaillons sur tous les types d’assurance avec les différentes branches métiers et avons donc de nombreux contacts : les actuaires métiers, les équipes de comptabilité pour leur fournir les montants de provisions à comptabiliser, le contrôle de gestion pour regarder le suivi de l’activité. Nous travaillons étroitement avec les équipes informatiques pour accéder aux bases de données, les organiser et les contrôler.

Pierre, actuaire, nous parle de son quotidien aux Assurances du Crédit Mutuel (ACM).

Quelles sont les compétences indispensables pour se réaliser dans votre métier ?

A l’évidence, il faut avoir une certaine appétence pour les mathématiques. En premier lieu, l’actuariat repose sur des calculs statistiques et des probabilités. Des compétences informatiques constituent un plus : le développement et le codage se révèlent utiles à mesure que les calculs se complexifient. Tout dépend des spécificités de chacun : certains vont faire plus de statistiques, d’autres plus d’analyses de données. Enfin, il me semble important d’avoir toujours du recul : le service dont je fais partie a pour notre mission de porter une vision globale et d’apporter une valeur ajoutée : par exemple, en lien avec les activités de contrôle de gestion, nous nous intéressons à la rentabilité ou l’efficacité de certains tarifs à long terme.

Pourquoi avez-vous choisi de rejoindre les Assurances du Crédit Mutuel ?

Je n’avais pas à l’origine une grande expérience du domaine de l’assurance. Pour moi, ce qui était très intéressant, c’était de rejoindre un grand groupe très bien implanté, très présent puisqu’il est le sixième assureur français et qu’il a beaucoup de visibilité. C’est également un groupe qui a une très bonne image. Tous ces aspects m’ont fait me tourner vers le Crédit Mutuel.

L’important, c’est la motivation, l’implication et la capacité à faire preuve d’autonomie.

Quels sont les attraits de votre métier ?

C’est un domaine très intéressant d’un point de vue mathématique, qui comprend en plus de l’ingénierie. Il s’agit également d’un métier qui tend de plus en plus vers l’innovation informatique, donc proche de ce qui m’intéressait dans la cyber-sécurité.
A cela s’ajoute la position très centrale du métier d’actuaire dans l’assurance : il permet de bien comprendre ce qu’est l’assurance, comment on construit un tarif, ce qu’on vend aux assurés, et comment on équilibre les sinistres avec les cotisations.
Au-delà des calculs et des codes, nous devons de plus en plus préparer des notes ou des présentations pour expliquer notre raisonnement et notre démarche, pour vulgariser les aspects techniques. Ce dernier aspect me plaît aussi beaucoup.

Que diriez-vous à un jeune diplômé qui voudrait devenir actuaire au Crédit Mutuel ?

En premier lieu, ce métier au cœur de l’assurance se trouve en pleine expansion, avec de très nombreuses demandes de recrutement. Ce n’est donc pas un métier qui est prêt de disparaître. Sous l’effet des nouvelles réglementations et de la technicité croissante des métiers, les actuaires vont même être de plus en plus sollicités. De nouvelles perspectives de travail s’ouvrent avec des innovations technologiques sans précédent côté informatique avec le big data et le machine learning. Par ailleurs, à côté des parcours classiques de formation qui permettent d’obtenir le titre d’actuaire, c’est un métier pour lequel il n’y a pas de filière imposée : la preuve, mon profil d’ingénieur plutôt généraliste...
L’important, c’est la motivation, l’implication et la capacité à faire preuve d’autonomie.

Est-ce que vous diriez que travailler pour une assurance qui appartient à un groupe mutualiste vous conduit à travailler différemment, à voir autrement votre métier ?

Au Crédit Mutuel, le mutualisme est dans le nom, dans l’ADN du Groupe. Il y a une volonté clairement affichée au sein de l’entreprise de ne pas exclure, de vraiment proposer de l’assurance pour tous. On pourrait vendre certains produits d’assurance à des cibles très spécifiques mais on ne cherche pas à tomber dans l’individualisme. Le risque est d’aller vers un monde où l’on tarifie chaque personne individuellement mais on perdrait alors le dispositif d’entraide propre à l’assurance. Nous, nous restons dans le mutualisme.

Diriez-vous que vous alliez vos convictions profondes avec votre activité professionnelle ?

Absolument. C’est un facteur important. Je n’envisage pas de travailler dans une entreprise dont les valeurs ne seraient pas en accord avec les miennes.